Rencontre femme amerindienne. À propos de cette page


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Plus 0 Lorsque les colons "découvrirent" l'Amérique, cette terre était loin d'être vierge, et du Nord au Sud des deux continents, elle était peuplée de sociétés organisées selon des schémas bien plus "citoyens" que dans le vieux monde européen.

Les femmes, en particulier, y occupaient une place quasiment égale à celle des hommes : elles guerroyaient, gouvernaient, travaillaient, chassaient, créaient, soignaient éduquaient, inventaient, rencontre femme amerindienne, héritaient, et dans certains cas divinisaient. Indépendantes et libres, elles en effrayèrent plus d'un, mais les suffragettes américaines, au début du XXème siècle, s'inspirèrent de ce modèle pour revendiquer à leur tour leurs droits.

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Refuser de mourir Comme les hommes, elles furent victimes d'un double ethnocide, meurtrier des personnes et de leur culture, mené par les colons européens.

Mais, tel le poète rencontre femme amerindienne algérien Kateb Yacine qui fit de la langue française, celle de l'occupant, "une prise de guerre" pour ses livres, les femmes autochtones d'Amérique du Nord, éduquées malgré elles dans les écoles des vainqueurs, s'approprièrent ce savoir venu d'ailleurs, pour ne rencontre femme amerindienne laisser mourir une civilisation désormais enfermée dans des réserves.

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Ce qu'elles apprirent, elles le mirent au service des leurs, telle Susan La Flesche Picotte, première doctoresse amérindienne, à la fin du XIXème siècle. Poussée par son père à étudier la médecine, son diplôme en poche elle revint exercer dans la réserve Omaha du Nebraska au centre des États-Unislà où elle était née. Nos mères nous ont appris que seuls les piètres guerriers étaient rasés par leur ennemi.

Brésil Amazonie Rencontre avec des Indiens / Brazil Amazon Meeting with indians

Chez nous, les cheveux ras étaient portés par les endeuillés et par les lâches! Dans mon angoisse, je pleurais ma mère, mais personne ne vint me réconforter. Ce n'est pas le moindre mérite de son superbe livre, richement illustré, "Squaws, la mémoire oubliée", un travail qu'il évoque pour Terriennes.

Sylvie Braibant : Pourquoi avoir choisi le mot squaw, qui a un côté dépréciateur, comme titre de votre livre? Et qui a une histoire. SB : Y a-t-il une singularité chez les Amérindiens concernant les femmes?

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Patrick Deval : Le comparatif planétaire est toujours un peu hasardeux. Par rapport aux Papous, aux Amazoniennes, oui sans doute y a-t-il une singularité.

Mais il ne faut pas non plus oublier les différences dans la géographie et dans le temps sur le continent américain même. On ne saurait donc généraliser.

Squaws et autres Amérindiennes, femmes libres, émancipées et puissantes

Il y a tout de même des invariants et en particulier la figure du cercle. Et dans ce cercle, les femmes ont toute leur place. SB rencontre femme amerindienne D'où vient le stéréotype de la squaw exploitée et maltraitée par les hommes de son peuple? Patrick Deval : Les premiers conquérants portaient un regard peu amène sur ces populations. Bien peu rencontre femme amerindienne et empathique pour les Indiennes et les Indiens.

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Les hommes étaient des sauvages et les femmes étaient des animaux de bât. SB : Le poids de la nature ne peut-il pas aussi transformer une apparente liberté en oppression? Dans les guerres indiennes, on donnait des coups, on rencontre femme amerindienne cherchait pas à exterminer les autres. SB : Il y avait des guerrières, des femmes médecins, avocates etc.

Des unions arrangées à une écrasante majorité

Y eut-il aussi des cheffes? Patrick Deval : Bien sûr, et on le sait depuis longtemps : il y avait des sachems femmes.

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Dès le 17ème siècle, les premiers colons eurent affaire à des femmes sachems, qui ont laissé des traces. SB : "La rencontre femme amerindienne Sioux est la seule au monde enseignée par une femme et destinée aux hommes" a écrit Archie Lame Deer… Patrick Deval : Le calumet de la paix au centre des croyances, support de spiritualité, symbole de lien avec le grand esprit, et de paix, a été apporté aux hommes par une femme ou une divinité féminine.

Les Sioux habituellement vus comme des symboles de machisme ont donc été initiés par une femme. SB : Écrivaines, poétesses, artistes furent elles nombreuses?

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N'est-ce pas là une singularité de la colonisation américaine? Les suffragettes de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème ont connu, par le biais des travaux des anthropologues, les coutumes des Indiens. Du point de vue de la gouvernance, par exemple chez les Iroquois bien connus, les femmes occupaient une place importante dans les conseils, où elles étaient parfois majoritaires et décisionnelles.

Chateaubriand en avait été frappé par cela. Cela nous étonne encore… SB : Vous semblez dire que ce sont les femmes, les Amérindiennes qui portent aujourd'hui la renaissance de ces sociétés?

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Pas les hommes? Patrick Deval : Il y a chez elles une force vitale! Les hommes se sont vus comme des battus, des bons à rien qui sont tombés en déchéance, drogue, crime et compagnie. Chez elles au contraire, il y a cette force qui les a amenées à reprendre les choses en main, à ne pas laisser leurs hommes et leurs fils dans une telle déréliction.